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Mots tissés par le vent
Parole intessute di vento

 Nadine Léon – Acculei Edizioni

Recueil bilingue . Raccolta bilingue 
Tanka - Haiku - Vers libres.Versi liberi
On peut se le procurer ici :  Aculei Edizioni
www.aculei.it/prodotto/nadine-leon-parole-intessute-di-vento-mots-tisses-par-le-vent/
 

NOTE INTRODUCTIVE

Mots tissés par le vent est un recueil de 70 poèmes brefs, faits de vers libres, tankas, haïkus et de quatrains inspirés du Shijing chinois, et combien ouverts sur la Réalité.
Composés respectivement de cinq et trois vers, le tanka et le haïku sont des poèmes d’origine japonaise qui expriment un sentiment d’impermanence et d’empathie envers la nature.

Ainsi, la nature ne peut pas être oubliée. Et ce monde végétal est très important, comme l’est le monde minéral ou animal, dont l’Homme est aussi partie prenante. Alors, ce sont les poèmes de Nadine Léon qui nous interpelle à ce sujet, ainsi qu’en écho avec le cosmos. Tous les textes de ce recueil nous font voyager en nous-même. De même, ils nous montrent que la vraie écologie passe par le respect de tous ces mondes.
Cette exploration se fait dans un flux continu et cohérent qui nous montre combien l’acte poétique est un acte majeur et non mineur. D’ailleurs, l’étymologie du mot poésie est poiêsis pour les Grecs et cela signifie création, du verbe poiein (faire, créer).

Ce recueil se compose de trois parties distinctes :
une première, Dis-moi si la rose en lien direct avec la Nature ;
une seconde, À la source des rêves où c’est le jaillissement du cœur en regard à la réalité, à la Vérité qui s’offre à chacun ;
une troisième, L’introspection de l’arbre, allégorie qui va nous ouvrir de nouveaux champs et chants d’exploration des forces qui nous conduiraient vers une certaine sagesse.

Patrick Simon
Écrivain et éditeur franco-canadien

SYNOPSIS

Nadine Léon tisse les mots comme si c’étaient des fils de vent, dans un recueil de poèmes brefs présentés en version bilingue italien-français.
Évocatrices et libres, ses compositions oscillent entre la fragilité de la nature et l’immensité cosmique : roses qui se donnent, rêves éclos sous des arches fleuries, étoiles qui reflètent l’âme humaine.
À travers des images de lumière et d’ombre, l’auteure explore des thèmes éternels tels que l’amour passionné, le silence chargé d’émotion et les liens primordiaux entre la vie, la mort et l’univers.
Un regard sur la souffrance contemporaine ne manque pas : des guerres en Ukraine, en Palestine et au Soudan, des cris d’enfants parmi les décombres, émerge un appel à la paix et à la gratitude pour le souffle sacré qui imprègne l’existence.
Arbres gardiens de secrets, vents murmurant des parfums d’ailleurs, papillons bleus dans les rêves : chaque vers célèbre la beauté à la fois féroce et éphémère, défiant l’oubli en une harmonie cosmique.
Un voyage introspectif qui unit le microcosme intérieur à l’infini, invitant le lecteur à respirer avec l’esprit et à danser avec les étoiles.
Une célébration poétique de la vie où chaque mot vibre de lumière et invite à une profonde connexion avec autre que soi.
Introspection de l’arbre

Je suis un morceau de Terre
qui souffle et qui marche
qui rêve et qui souffre

Je suis un morceau de Terre
où nagent les océans
où les forêts respirent

Je suis un morceau de Terre
de boue, d'eau et de ciel
d'amour, d'étoile et de vent

Les raisons d'un choix : Pourquoi nous le publions

traduit de l’italien, l’original se trouvant ici :

www.aculei.it/le-ragioni-di-una-scelta-parole-intessute-di-vento/


Mots tissés par le vent - Parole intessute di vento
de Nadine Léon


Il existe des livres dont la vocation première n'est pas d'avancer par des affirmations péremptoires, mais par des résonances. Mots tissés par le vent de Nadine Léon appartient à cette famille discrète et pourtant radicale : un recueil qui construit indéniablement un discours unifié, mais à travers une dense constellation de présences. Chaque texte est un point lumineux, un fragment qui vibre et ne trouve de sens que dans sa relation aux autres.

La poésie de Léon fonctionne par soustraction. Les vers sont courts, souvent essentiels, puisant dans les enseignements orientaux et, précisément pour cette raison, jamais appauvris. Au contraire, chaque mot semble chargé d'une densité qui dépasse la page. Le langage n'explique pas, ne démontre pas, ne persuade pas, mais se dévoile sans cesse. La poésie de l'auteure exige écoute, lenteur et une volonté de s'attarder dans l'indéterminé. L'un des aspects qui nous a le plus convaincus de la nécessité de ce livre est sa capacité à unifier ce qui est habituellement séparé. Dans les vers, la dimension naturelle n'est jamais idyllique ni décorative. Arbres, roses, vent, pluie, racines, écorce sont autant de formes vivantes d'une pensée qui traverse le corps et le temps. La nature présente dans l'anthologie ne console pas, mais interroge et, plus encore, préserve la mémoire de la naissance et de la dissolution, de l'épanouissement et de la perte.

Parallèlement, le recueil s'ouvre sans cesse sur le cosmos. Étoiles, galaxies, matière primordiale et poussière de lumière se rencontrent dans les compositions. Ces éléments ne forment pas seulement une toile de fond métaphysique, mais deviennent la mesure de l'humanité. Chaque atome qui nous compose renvoie à une généalogie cosmique. Le microcosme de l'expérience individuelle et l'immensité de l'univers ne sont pas deux plans distincts, mais deux aspects d'un même souffle. La poésie de Léon devient ainsi un lieu de reconnexion, une forme de conscience ontologique. À ce stade, il est important de rappeler le choix du bilinguisme, italien et français, et de souligner qu'il ne s'agit en aucun cas d'un simple accessoire. Les deux langues coexistent comme deux courants d'air traversant un même espace. Non pas une simple traduction, donc, mais un dialogue continu : le rythme change, la sonorité se transforme, certaines images sont accentuées, d'autres s'estompent. Le lecteur est invité à une expérience de parcours, une lecture qui ne se déroule pas en ligne droite, mais par retours, décalages et variations.

Au sein de ce paysage poétique, le présent historique surgit silencieusement mais avec force. Les guerres en Ukraine, en Palestine et au Soudan s'insinuent dans les textes comme des plaies ouvertes. Les enfants parmi les décombres, les peuples privés d'aide humanitaire, la spirale de violence et d'indifférence ne sont pas transformés en slogans ou en dénonciations rhétoriques. La poésie ne prétend pas expliquer l'horreur, mais plutôt ne pas l'effacer. Elle l'embrasse comme partie intégrante du monde que nous habitons et dont nous sommes responsables. Dans « Mots tissés de vent », la douleur n’efface pas la beauté, mais la rend plus exigeante. La gratitude pour le souffle sacré de la vie coexiste avec la conscience de la précarité, de la perte inévitable. Amour, silence, désir, colère et compassion alternent sans jamais se figer. La poésie demeure mobile, instable, à l’image du vent qui la traverse.

Un autre élément central est la réflexion implicite sur le mot poétique lui-même. Écrire, dans ce recueil, n’est pas une affirmation d’identité, mais un geste de mise à nu. Le mot est fragile, éphémère, toujours au bord du silence. Pourtant, c’est précisément cette fragilité qui le rend nécessaire. La poésie devient une pratique de l’attention, une manière de rester en contact avec ce qui échappe à tout contrôle et à toute mesure.

D’un point de vue éditorial, publier ce livre signifie pour nous affirmer que la poésie peut encore être un lieu de pensée profonde et complexe. Dans un paysage souvent dominé par la communication urgente ou les autobiographies superficielles, « Des mots tissés par le vent » emprunte une voie différente : celle du lien, de la responsabilité et de la lenteur.

Nous avons choisi ce texte car nous croyons qu’il existe des livres qui ne recherchent pas la lumière des projecteurs, mais qui œuvrent en profondeur, tels des racines invisibles. Des livres qui n’offrent pas de réponses, mais qui aiguisent les interrogations. « Des mots tissés par le vent » est de ceux-là.

Éditions Aculei
Mario Saccomanno et Rosita Mazzei

O le vent
qui s’engouffre dans les gestes
de mes bras

Combien de batailles
et de tortures et de dévastation
Dos de plus en plus courbés
par des siècles d’inhumanité
de mensonges, d’infamies
Des siècles de guerre, de viols
de tabou, de qu’en dira- t-on
habitent nos corps

O le vent
qui dansent dans mes cheveux
et anime les arbres

Des siècles d’oppression
de distorsion et de rigidité mentale
cloués dans les replis
de la mémoire collective

O vent guérisseur
efface avec ton chant
ce bourdonnement noir des pensées
Oh vento
che si precipita tra i gesti
delle mie braccia

Quante battaglie
e torture e devastazioni
Schiene sempre più curve
da secoli di disumanità
di bugie, di infamia
Secoli di guerra, di stupri
di tabù, di cosa dirà la gente
abitano i nostri corpi

Oh vento
che danza tra i miei capelli
e anima gli alberi

Secoli di oppressione
di distorsione e di rigidità mentale
inchiodati nelle pieghe
della memoria collettiva

Oh vento risanatore
cancella con il tuo canto
quel nero brusio dei pensieri




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