Terre mère   Bienvenue sur:
 
nadine-leon-auteur.wifeo.com

Mon esprit léger comme
la brume du petit matin
s'élève jusqu'au divin cosmique,
Je salue l'univers qui palpite en moi.
Je remercie la lumière qui éclaire
chacune de mes cellules.

Je célèbre la vie
qui vibre sur toute
la Terre-mère,
dans toute la nature,
en chacune de ses créatures
et j'embrasse l'énergie sacrée
qui parcourt toute chose.


Je remercie pour tous les dons reçus,
pour mes frères et sœurs les humains,
les arbres, les fleurs, les animaux :
pour les fruits, les herbes de la médecine
et pour tous les éléments,
air, eau, terre, feu,
qui nous soutiennent
et dont nous sommes formés.

J'envoie tout l'amour
dont je suis porteuse
pour que le lien bienfaisant
entre moi et les autres,
entre moi et l'univers,
entre l'univers et les autres,
puisse se renforcer ;
pour que cet amour puisse alimenter
la source de la quintessence.

Que mes actes et mes intentions
soient une contribution significative
pour un changement vers le bien,
vers le respect et vers la paix.
Que ma fragilité et ma misère
soient le pont pour accepter
et pardonner la misère d'autrui.
Que mon évolution spirituelle
soit une participation manifeste
à l'élévation spirituelle
de toute l’humanité.

Que ce jour nouveau
qui s'offre à moi
puisse voir mes pieds
parcourir un chemin d'amour,
puisse voir mon cœur
s'ouvrir à la bienveillance
et mon âme se remplir
d'immense gratitude.


-Nadine Léon


.

Haïku, sur les sentes de Basho

HAÏKU… et méditation

 Je ne suis arrivée que récemment à écrire des haïkus, ce ne sont donc pas des propos de hajin (c’est ainsi qu’on appelle les écrivains de haïkus) invétéré que vous trouverez ici. Je vous raconterai plutôt de mes découvertes en tant que débutante. Me trouvant sur le chemin de l’apprentissage, ce que j’écrirai sera donc sujet à d’ultérieures évolution et découvertes, du moins c’est ce que je suppose. Le haïku est un terme créé par le poète Masaoka Shiki (1867-1902). C'est une forme poétique venue du japon et qui est très codifiée.

Je tenterai de donner quelques bases sur cette forme d’écriture, un peu parce que des personnes curieuses de ma nouvelle façon d’écrire me l’ont demandé, beaucoup parce que ces indications me serviront de balises pour tracer mon cheminement dans l’univers haïku.

Mon aventure a commencé lorsque j’ai reçu en cadeau de mon fils, un ouvrage en italien : Poesie Zen, de Lucien Stryk et Takhashi Ikemoto, édition NEWTON COMPTON EDITORI… cette lecture a changé ma façon d'écrire.

En fait quand on écrit on ne fait qu’être porteur de message pour quelqu'un d'autre qui lira. C'est le pourquoi originel de l'écriture. Le non-dit est le lieu où s’élabore l’espace interprétatif. C’est le motif pour lequel le haïku doit être succin et offrir les images à peine nécessaires pour déclencher une réaction chez le lecteur, pour suggérer ou évoquer plus que pour décrire ou énoncer. Un haïku réussi est celui capable de se révéler avec force dans l’espace du non-dit, faisant vibrer l’âme de celui qui le lit. Il peut évoquer des sensations ou des sentiments ensevelis dans son profond ou bien le porter à un niveau tel de stupeur, d’émerveillement, capable d’arrêter momentanément le flux du mental, créant ainsi spontanément un espace de non-pensée et suscitant le silence intérieur du lecteur. Personnellement c’est cet effet de stupeur, de saisissement qui m’attire et j’aimerais produire, à travers mes écrits, une sorte de dépassement des mots à travers le non-dit situé entre les mots, créant ainsi une brèche dans le mental. En cela je trouve que la pratique du haïku est très proche de la méditation. C’est dans le silence intérieur que peut se produire le vide nécessaire à l’ouverture spirituelle, qui n’est autre pour moi que la réceptivité à l’énergie cosmique circulant dans tout l’univers et créant un lien entre toutes choses en nous et autour de nous.

Nadine Léon – Haïku, sur les sentes de Basho (2017)


 

 
*~*
feu de bois
le ciel a un goût de cendre

*~*
thé brûlant
j’attends que le nuage mange le soleil

*~*
publiés et selectionnés dans les Daily BEST
de Haiku Column



 

 

 
 

fleurs de topinambour
sous terre la mémoire de la guerre
~
flowers of Jerusalem artichoke
underground the memory of war


Mon haïku publié dans le groupe international fb Haiku Column a été sélectioné dans cette revue japonaise du mois de septembre par le prof Nagata Mitunori.  J'ai reçu la revue et j'ai découvert le blog 
http://blog.goo.ne.jp/mitunori_n

Tous les écrits que je publie dans ce site sont des extraits de mes publications en français ou en italien et seront protégés par copyright. Qui le désire pourra partager les citations de ces textes sur les réseaux sociaux à condition d'écrire le nom de l'auteur.