La voie de l`écriture de Nadine Léon, auteur   Bienvenue sur:
 
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Renouveau

Le doux printemps

 

Le doux printemps.
Cueillir l'instant d'une fleur 
et le coudre sur l'ourlet 
de toutes les prairies.

On ne peut pas arrêter le vent...

Cueillir un rayon de soleil
pour le poser sur ton sourire
comme un papillon 
se pose sur l'éphémère.

Que j'aime le printemps
que j'aime les gouttes de pluie
qui mouillent le paysage
que j'aime tous les éléments
de tous les rivages

et puis que j'aime 
le chant des oiseaux
tout juste après l'orage


 

 

l’enfant joue à la marelle

et même s’il ne le sait pas

ses rêves soutiennent le ciel

 

apprendre l’écriture des bourgeons

celle qui enfante le printemps

 

le même chant d’oiseau

d’un arbre à l’autre –

nos mêmes sourires


Nadine Léon

 

Vent d'Avril

 

je me suis perdue
dans la forêt des mots

le silence
n’existe plus

*

O le vent
qui s’engouffre dans les gestes
de mes bras

combien de bataille
et de torture et de dévastation
dans les dos de plus en plus courbés

des siècles d’inhumanité
de mensonges, d’infamies
des siècles de guerre, de viol
de tabou, de qu’en dira- t-on
habitent nos corps

les dos transformés en carapace
la respiration rétrécie
par trop de lavage

O le vent
qui dansent dans mes cheveux
et dans les arbres

des siècles d’oppression
de distorsion et de rigidité mentale
cloués dans les replis
de la mémoire collective

O le vent guérisseur
qui efface de son chant
toutes les rumeurs

*

le temps dévore
le printemps – le ciel
écrit le mot lune

*-*

Nadine Léon ; 26 Avril 2017

Larmes de lumière

 

Le ciel s'est rempli de tristesse
et de nuages au cœur gros.
Il pleut ce matin sur la plaine,
l'âme du sensible est en peine.

Sur la mousse miroitent
mille larmes de lumière
et des gouttes ruissellent
sur les feuilles du hêtre,
glissent comme des perles
sur les pétales de l'églantier
pour tomber dans l'herbe
du sentier et abreuver
la Terre de leur chagrin.

C'est l'enchantement de la pluie.

Puis le ciel ouvre sa fenêtre
à la première éclaircie.
Un seul rayon de soleil resplendit
et c'est tout le jardin qui reluit.

Le printemps rajuste ses habits.
Il les a faits sécher au vent
de la gaieté retrouvée.
Le jour semble de nouveau renaître.
La tristesse a noyé sa peine
dans la flaque d'eau de l'oubli.

C'est l'esprit purificateur de la pluie.

Les oiseaux dans le bois ébloui
ont repris leurs tendres gazouillis.

 

       --Nadine Léon, Au jardin de la Terre.

 

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  • nikie dit :
    14/6/2017

    4/5
    superbe




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