La voie de l`écriture de Nadine Léon, auteur   Bienvenue sur:
 
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Paroles de Poètes

Paroles de Poètes est une association qui regroupe des poètes francophones de tous les coins du monde, amants de la langue française et désireux de partager et de se rencontrer à travers l'écriture. 

L’association « Paroles de Poètes » organise les 4e Rencontres Internationales de prose et
poésie»,
jusque-là dénommées « Concours International ». Notre finalité est bien en effet de faire se
rencontrer et se croiser chaque année les amoureux de la langue et de la poésie dans le Monde entier. Envoi des textes :
à parolesdepoetes@yahoo.fr. Dans l’une ou les deux catégories, on
peut proposer
DEUX textes, soit au total deux poèmes et deux textes courts en prose.
Article 7 : Clôture des participations : le 15 septembre 2017.  On peut aussi trouver plus d'infos sur   la page Facebook PAROLES DE POèTES 

J’ai participé au 3e Concours International Prose et Poésie 2016 de l’Association Paroles des Poètes dont je fais partie et on m’a attribué le Prix Paroles de Poètes et le Prix Spécial Gilles Vincent pour mon texte CAHIER, dans la catégorie Prose.

J’invite qui en a envie à demander l’adhésion à l’association qui a besoin de votre soutient.

Découvrez son site en cliquant ici Paroles de Poètes

à SUIVRE...

CAHIER

Vents et marées, démarrer, prendre de l'élan, enfoncer la porte de l'ordinaire, derrière, la mer souffle le verre de l'ivresse, déferle l'impulsion silencieuse du soleil qui coule de mes paupières meurtries.

Je t'attends.

La fenêtre ouverte de l'herbe où se rompt le vertige. Corolle de l’abîme. L'horloge est tombée dans la brume délivrée. Le bras s'allume de caresses. C'est le vent. C'est le vent qui tisse les perles du matin. O ta main apprivoisée. C'est le vent en délire qui éparpille les pétales de l'aube. Les dernières roses se sont vidées de tout leur parfum. Plus de senteurs et plus de turbulence dans leurs feuilles tressées.

Plus rien n'appelle le marin à lever l'ancre de son destin et pourtant le marin partira, le cœur vide, le cœur assoiffé, le cœur enfoui sous des vagues sans fin.

Brise, brise le brisant, brise la brise, brise la chaîne du chagrin qui t'écrase. Viens sur le radeau de la rupture. Le ciel écarte ses écailles. Sous la chair de l'eau palpite la veine du non retour et des sirènes nous envoûtent avec leur chant d'agonie.

Nous avions trop cru au printemps et l'été s'est éteint. Nous avons perdu la sensation du soleil, perdu la chaleur de l'asphalte où claquaient les pas du bonheur hirsute. Sous les cages de béton il n'y a que cendre, que cendre dans l'azur, que cendre sous nos ongles qui ont gratté les murs, et puis derrière les murs jusqu'au néant obscur.

Je t'attends.

Océan de mots dans le cahier bleu, du vrai délire à lire au lit de l'ironie.

Ton nom est inscrit entre les lignes, les interlignes, inscrit dans la marge et dans le vide de mes illusions.

J'ai entendu.

L'appel de la pierre. Écoute la mousse la mousson l'émotion de la pierre qui roule qui roule sous la mer, sous le sable, sous le sang. La pierre humide et foudroyante. Les rocs ont banni l'attente – écoute la pierre lancée dans la mare, lancée contre les barreaux de la prison.

La pierre de chair c'est la rivière blanche des étoiles qui libère les fleurs de la nuit en larmes, de la nuit qui rit, qui se déverse sur les mots endormis.

À minuit les cloches sonnent

moi je n'attends plus personne.

 

Nadine Léon

 

Tous les écrits que je publie dans ce site sont des extraits de mes publications en français ou en italien et seront protégés par copyright. Qui le désire pourra partager les citations de ces textes sur les réseaux sociaux à condition d'écrire le nom de l'auteur. 




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